« Paris au mois d’août » et en chanson avec Charles Aznavour

Photo : R.Doisneau

En ce mois d’août, une promenade dans un Paris muet et vidé de ses passants pressés nous surprend à fredonner la chanson écrite 50 ans plus tôt par Charles Aznavour : « J’avais beau m’y attendre / Mon cœur vide de tout / Ressemble à s’y méprendre / A Paris au mois d’août… »

Enregistrée en 1965, la chanson Paris au mois d’août (figurant sur l’album La Bohème) est en fait le thème principal du film du même nom, réalisé par Pierre Granier-Deferre et adapté du roman éponyme de René Fallet (1964).

Charles Aznavour y tient d’ailleurs le rôle principal, aux côtés de Susan Hampshire. Il y joue Henri Plantin, un père de famille resté seul à Paris tout le mois d’août et emporté, le temps d’un été, par une passion amoureuse avec Patricia, jeune mannequin anglaise. Paris leur appartient le temps d’un amour… « Chaque rue, chaque pierre / Semblaient n’être qu’à nous / Nous étions seuls sur terre / A Paris au mois d’août… » chantait alors Charles Aznavour.

Celui-ci préfèrerait-il le printemps ?… En effet, ironie de l’histoire, Charles Aznavour enregistre la même année une chanson co-écrite avec son complice Pierre Roche : J’aime Paris au mois de mai ! Chanson fétiche de Claude François, celui-ci en fera une reprise avec les Delta Rhythm Boys en 1977.

Mourir-d-aimerParis au mois d’août reste une chanson importante dans le répertoire l’artiste. A l’image d’une autre magnifique chanson, écrite elle aussi pour un film : Mourir d’aimer, extraite de l’album Non, je n’ai rien oublié sorti en 1971, la même année que le film Mourir d’aimer d’André Cayatte avec Annie Girardot.

Charles Aznavour est également l’auteur de plusieurs musiques originales de films : Une gosse sensas (1956) ; Ces dames préfèrent le mambo (1957) ; Le Cercle vicieux (1960) ; Tu ne tueras point (1960) ; De quoi tu te mêles Daniela ? (1961) ; Douce violence (1962) ; Les Quatre Vérités (1962) ; Cherchez l’idole (1963) ; La Tête du client (1965) ; Cent briques et des tuiles (1965) ; Téhéran 43 (1980).

A lire également sur Charles Aznavour : « Les chansons se racontent : Je m’voyais déjà (1960) »

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